L’objectif de ce point de presse, selon Monsieur Sekou Ahmed Diallo, chargé de communication du Réseau, est d’informer la presse écrite et parlée malienne de l’existence du Réseau Réussir la décentralisation, des activités réalisées et celles qui sont en cours. Le Réseau Réussir la Décentralisation a été crée depuis octobre 2000 ; il couvre quatre pays à savoir le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal.
Au Mali, la mise en place du Réseau a démarré avec l’atelier qui s’est tenu en avril 2001 à Fana. Le Réseau Réussir la Décentralisation du Mali a mené plusieurs activités parmi lesquelles : la mise en place des groupes thématiques sur la planification communale dans la gestion des ressources naturelles, sur le transfert de compétences, sur les conventions locales, sur l’intercommunalité, sur les questions foncières, sur le genre, sur la gestion des ressources naturelles. Il y a également un groupe de réflexion sur le plaidoyer.
Des activités réalisées
De 2000 à maintenant, le Réseau Réussir la Décentralisation a accumulé plusieurs acquis tant sur le plan national qu’international. Il a notamment contribué à l’accélération du transfert de compétence en soutenant le processus engagé par le Gouvernement de la République du Mali avec l’appui de la FAO.
Sur le plan communication, le Réseau a contribué à la diffusion de documents et d’expériences sur les conventions locales, les marchés ruraux de bois au Niger, l’alimentation des animaux dans les pays tropicaux. La Toile, qui est le bulletin d’information du Réseau Réussir la Décentralisation, informe par trimestre les populations, les partenaires au développement sur l’actualité en matière de décentralisation et de gestion des ressources naturelles. Voir les bulletins de la Toile du réseau sur Initiatives Mali
D’autres documents et références sont diffusés par le Réseau : bulletins d’information et de publication d’autres Réseaux (Tribune pastorale du Niger, Graf-Infos du Burkina faso, SegTaaba du Sénégal), des annuaires bibliographiques du Partenariat pour le Développement Municipal PDM et les publications de l’IIED.
L’exposé du responsable chargé à la communication a été appuyé par une présentation succincte du Réseau et de ses activités par le Coordonnateur M.Modibo Keita. Dans son exposé, M. Keita a mis en valeur l’expérience du Réseau Réussir la Décentralisation dans la mise en place de deux équipes de Suivi Evaluation Participatif dans la commune rurale de Bancoumana et celle de la commune VI. L’objectif de ces équipes SEP est de recenser les difficultés et problèmes auxquels les communes sont confrontées et de les analyser afin d’apporter ou de proposer des solutions.
Pour autant, le Réseau Réussir la Décentralisation est confronté à des difficultés d’ordre participatif des membres à l’enrichissement et à la capitalisation des expériences dans le domaine de la décentralisation et la gestion des ressources naturelles (les circuits d’échanges d’informations sont à renforcer). Le Réseau enregistre aussi une faible participation des femmes dans le processus d’appui à la décentralisation, surtout les organisations féminines au Mali.
Par ailleurs, certains enjeux majeurs connaissent des retards, tel que l’adoption et l’application de la charte pastorale. Cette proposition, selon le coordonnateur, reste sans nouvelle sur la table du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République du Mali.
Une expérience de bonne gouvernance locale : suivi et évaluation participatif des activités de la commune
L’expérience des équipes SEP évoquée par le coordonnateur a donné lieu à un entretien avec M.Lamine Tounkara, secrétaire général de la mairie de Bancoumana. L’équipe SEP de Bancoumana est composée de la mairie, les représentants de la population rurale, les services techniques décentralisés, les associations et les organisations de la société civile ayant leurs activités dans la localité.
Durant deux ans, l’équipe SEP de Bancoumana a travaillé sur l’identification des difficultés liés au processus de décentralisation et de gestion des ressources naturelles. L’équipe a constaté une insuffisance d’information sur le développement, la non tenue régulière des réunions des élus locaux, et une mauvaise gestion des ressources naturelles. Des remarques et des propositions ont été faites par l’équipe SEP.
Ces activités ont contribué grandement à l’amélioration des conditions de travail des élus locaux et à une forte implication de tous les acteurs locaux au développement dans le processus de gestion des affaires communales de Bancoumana. Actuellement, l’équipe SEP de Bancoumana est considérée comme un organe de régulation et de contrôle des actions de la collectivité. Des informations sur toutes les activités réalisées par la commune, tant au plan interne qu’externe, sont régulièrement donné aux populations. Les critiques des communautés sont prises en compte dans la réalisation des projets de développement de la localité.
Selon M.Tounkara, l’équipe SEP est un outil précieux pour les collectivités. La création d’équipes dans les autres localités est une necessité pour la bonne gouvernance locale.

Etude sur le reboisement dans les cercles de Kati et Bougouni