Aujourd’hui, plus que jamais la société civile malienne se doit de faire son bilan dans le contexte du processus démocratique amorcé depuis 1991.
Il est évident que depuis l’avènement de la démocratie au Mali le mouvement de la société civile a connu un développement fulgurant.
Cependant, en jetant un œil critique sur ce que la société civile malienne a accompli jusque là on peut dire sans risque de se tromper « qu’elle peut mieux faire ».
En effet, l’efficacité de notre société civile en tant que contre pouvoir à travers les actions de veille, de propositions alternatives pertinentes, d’influence de politique etc. semble être inhibée par un certain nombre d’obstacles parmi lesquels on peut citer :
La compétition flagrante entre OSC ;
Le manque de professionnalisme sur certaines thématiques politiques ;
La difficulté de positionnement commune ;
La perception insuffisante de l’Etat malien sur le mouvement de la société civile ;
La faible interrelation entre la société civile, les partis politiques et le secteur privé ;
Etc.
Face à une telle situation, deux questions fondamentales se posent :
Quelles sont les causes profondes de ces facteurs de blocage ?, et
Que faut-il faire pour renforcer la contribution de la société civile malienne à la construction nationale ?
A mon avis, les débats et les réflexions autour de ces interrogations doivent être intégrés dans les différents plans d’action des faîtières d’OSC. Les réponses et les propositions auxquelles nous parviendrons seront déterminantes pour le devenir de la société civile malienne .
Equipe de rédaction : Mory M. Konaté et Bakary Konaré

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